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A propos de nous

La parfumerie grassoise 

La parfumerie grassoise artisanale existe depuis le 17ème siécle. Elle se développe au 18ème, autour de la tannerie, plus particulièrement autour de la ganterie fine.

La production des pommades odorantes de lavande et d'oranger se développe et en 1724, la corporation des gantiers parfumeurs s'organise distnctement de celle des tanneurs (source: "A l'ombre des usines en fleurs" de Coline Zellal, collection « Penser le Genre » des Presses universitaires de Provence).

La mise au point et le développement de différentes techniques comme l'enfleurage, la distillation et l'extraction par solvants, permet à Grasse de se hisser au rang de commerce international en revendiquant le titre de "Capitale mondiale de la parfumerie". Tout récement la reconnaissance des « savoir-faire liés au Parfum en Pays de Grasse » inscrits au Patrimoine culturel immatériel de l’Humanité par l’UNESCO, est venue recompenser le travail des générations passées.

La situation géographique et climatique de la ville permet la culture de fleurs typiques de la région, qui se succédent au fil des saisons.

* En février le Mimosa                                    * En mars la Violette

*En avril la Jonquille                                       * En mai la fleur d'Oranger et la Rose

*De juin à septembre la Tubéreuse et l'Iris    * D'août à octobre le Jasmin

Ainsi que toutes les plantes aromatiques comme la Lavande, le Thym, le Romarin, le Serpolet, la Sauge, la Verveine, ...

Toutes ces plantations demandent un travail énorme et un entretien incessant des cultivateurs. La cueillette est elle aussi une opération longue et délicate, s'effectuant uniquement à la main, de l'aube au milieu de l'après-midi.

Dans la première moitié du XXe siècle, le commerce est florissant, les usines liées à la parfumerie se multiplient avec une apogée après guerre. Puis, avec la concurrence étrangère et les périodes de crise économque, les usines se regroupent et se réorganisent. Aujourd'hui, Grasse continue de fournir des produits naturels, des produits synthétiques et des compositions pour des parfumeries du monde entier. L'utilisation de parfum n'a cessé de gagner du terrain, s'étendant à toutes les classes sociales.

A côté des grands instrustriels, des petites sociétés voient le jour et se développent. C'est ainsi que se crée la petite entreprise Parfums Coline en 1994.

Quelques techniques historiques

néroli

La distillation : l'alambic, image d'Epinal de la parfumerie grassoise, est chargé des fleurs fraîchement cueillies et triées dans les usines. Les odeurs sont entraînées, au sein d'un alambic à double fond, par la vapeur d'eau, ensuite condensée et séparée (entre eau et huile essentielle).
L'extraction : plongée au sein d'un extracteur, la fleur est l'objet de lavages successifs, afin que les solvants se chargent de son odeur. Une fois filtrés et débarrassés des impuretés, ceux-ci subissent plusieurs évaporations, au terme desquelles on récupère la concrète, un liquide extrêmement concentré.
L'enfleurage : travail généralement réservé aux femmes, l'enfleurage utilise les propriétés absorbantes des matières graisseuses. Une pommade, préparée à partir de graisses naturelles chauffées à feu nu avec de l'eau de fleur d'oranger, est fabriquée par les usines en mai. Mise en réserve jusqu'à juin, elle est ensuite étalée sur des châssis, lesquels reçoivent ensuite les pétales de fleurs dont l'odeur vient imprégner la pommade. Celle-ci ensuite lavée, le parfumeur récupère, sous forme liquide, les senteurs ainsi captées. Cette technique, parmi les plus anciennes et les plus connues de la parfumerie grassoise, permettait ainsi d'extraire plus particulièrement le parfum du jasmin, fleur aux pétales trop fragiles pour supporter l'extraction.